Après ma traversée nocturne en ferry de la mer Baltique, j'ai atteint les côtes de Pologne. Fraichement arrivé à 7h ce dimanche, les rues sont vides et une grande partie des gens dort encore.  je m'engage comme un furieux hors du ferry et sur les routes polonaises la tête encore dans l'oreiller. Je m'arrête quelques kilomètres après pour déjeuner et fait la rencontre de deux polonais. Premier contact très sympa malgrés nos difficultés pour communiquer. Les heures défilent et je roule en direction du Sud, un peu dérouté par ces nouvelles routes qui sont bosselées et présentent de temps à autre de nombreux trous. Je traverse des villages où les poulaillers se trouvent en pleine rue. Chaque petit village a son épicerie avec une partie alimentation et une partie alcool. Je respire les alléchantes odeurs de cuisine qui s'étendent autour des habitations. J'entrerais bien manger un morceau !

Vers 12h, le temps se gatte et les premières gouttes s'éclatent au sol formant, après quelques minutes, une véritable rigole sur le côté de la route, lorsque celle-ci sont cabossées. Je cherche mon chemin, les yeuux rivés sur les panneaux et,comme à mon habitude en Suède, ne fait pas garde aux flaques d'eau et passe de temps en temps généreusement dedans. Cependant, les pays nordiques sont terminés et j'expérimente à présent les flaques polonaises qui plongent à plusieurs dizaine de centimètre ma roue, manquant de me faire tomber. Heuresement le vélo n'a rien. Ce sera pris comme un avertissement. Je m'arrête sous un abris bus pour manger un morceau pendant que la pluie ne cesse de tomber. Je finis par atteindre une ville où je trouve un logement pas très cher. Mes 3 phrases en polonais ne m'aident pas du tout et je finis par faire un dessin pour me faire comprendre avec la receptionniste. La pluie cesse une fois installé dans ma chambre !

Le lendemain, je reprends la route. Nous sommes lundi et aujourd'hui les gens retournent travailler. Je comprends vite les mises en garde concernant la conduite des polonais. Ils sont sans cesse pied au plancher et foncent comme des fous. A plusieurs reprises, le fossé n'est pas bien loin lorsqu'une voiture double en face de moi. Face à face avec 2 voitures de front, c'est destabilisant... Mon rétro m'aura aussi bien aidé à me décaler lorsque je sens et voit le danger. J'ai finalement décidé de retourner en Allemagne pour me sentir plus en sécurité sur les routes. Dommage car les gens étaient très agréables.

J'atteint Dresden, ville de l'Est de l'Allemagne  où je retrouve une amie cycliste que j'ai croisé sur les îles Vesteralen (Norvège) en juillet. C'est très sympa de se retrouver ici. Je reste 2 jours  pour me reposer et visiter la ville. Samedi, nous partons randonner dans le magnifique parc national de la Suisse Saxonne. Ici, de magnifiques falaises dont le rocher est composé de sable s'élèvent comme des champignons. L'escalade y est aussi très présente mais  avec une approche bien particulière. Interdiction d'utiliser de la féraille. Seuls quelques pitons plantés (dans le sable !) servent de protection et la technique pour progresser consiste à coincer des sangles dans les aspérités du rocher... C'est une forme de sécurité que je ne connaissais pas... La magnésie y est aussi interdite et grimper lorsqu'il pleut est défendu car le rocher s'érode plus vite. C'est une escalade très spéciale et particulièrement engagée.

 

J'ai continué ma route vers le Rep. Tchèque que j'ai atteint le dimanche. J'ai découvert Prague, la capitale, lundi. Hébergé, je me repose et visite cette superbe ville. Je retrouve avec dépit les grappes de touristes (même en cette saison!) qui envahissent littéralement les ruelles. Malgrés cela, l'atmosphère y est très agréale et l'architecture est incroyable. Prague mérite largement le détour. Je suis malgrés tout un peu dérouté par cette ville qui contraste fortement avec les capitales scandinaves. J'avais pris des marques dans les pays du nord, sans le vouloir, et me voilà de temps en temps surpris et étonné par cette ville. Mais c'est un plaisir de découvrir à nouveau et d'éffacer toutes ces habitudes que l'on prend.

Je compte repartir demain (25 septembre) vers l'Autriche et peut être Vienne.  Je commence à sentir l'odeur de la France et je retrouve quelques produit français dans les supermarchés. C'est ainsi que j'ai retrouvé mes bon pains au chocolots qui m'ont manqué pendant plusieurs mois ! Je me rattrape désormais... MIAM !