25 février 2009

Philsophie du voyage à vélo

L’art de voyager

Le voyage permet avant tout de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de s’imprégner de l’atmosphère d’un pays. C’est ainsi que j’aime voyager. Etre au contact de la population, discuter, échanger. J’ai besoin de m’échapper des grands axes touristiques et de découvrir un pays selon mes propres envies. Changer son mode de vie, se réadapter et retrouver ses racines de nomade qui consiste à ne pas rester plus de 3 jours au même endroit. Voyager pour découvrir la nature et s’en imprégner. S’émouvoir à chaque nouvel endroit, se sentir privilégié de pouvoir observer tant de beautés et se découvrir une seconde vie. Une vie où plaisir et liberté se côtoient. Un plaisir de chaque instant et un bonheur constant de pratiquer quelque chose que l’on aime.   

Et puis le voyage permet aussi de réfléchir à soi. De se remettre en question. On ne prend pas assez le temps pour songer à sa propre vie, aux actes que l’on fait. Le voyage permet de se retrouver ou dans certain cas de se découvrir. Libre de penser pendant toute une journée à soi, au monde, à ce qui nous entoure et à tout ce qui peut nous traverser la tête. Le voyage a une part de philosophie très importante car nous courrons vers des buts souvent concrets comme le Cap Nord mais c’est avant tout une aventure intérieure et personnelle. Comme la montagne qui nous permet de nous évader, le voyage nous autorise en quelque sorte à changer notre monde, modifier notre environnement et nous apaise.
Ainsi, nous revenons souvent différents d’un voyage, grandis, avec une nouvelle réflexion sur la société, sur les relations humaines qui nous entourent et sur soi. Nous portons un regard différent sur le monde, un regard nouveau et défriché.

Un moyen de locomotion : le vélo

J’ai découvert le voyage à vélo il y a plusieurs années. C’est tout d’abord parti d’un livre qui m’a marqué, à propos de deux cyclistes lancés avec leur enfant dans un tour du monde. Puis d’une photo qui ne me quitte plus. Je ne me lasse pas de la regarder tout comme je ne me lasse pas de pédaler. Depuis ce cliché, un rêve m’obsède : le voyage à vélo. Il s’est présenté naturellement à moi comme un moyen simple, économique et particulièrement intelligent pour voyager. Tout comme l’escargot qui transporte sa maison, le cyclovoyageur est totalement autonome pendant ses mois d’itinérances. Il peut s’arrêter dans l’endroit qui lui plait et en repartir quand il le souhaite.
C’est également un fabuleux moyen pour se rapprocher de la population. Les échanges se font naturellement et le vélo suscite souvent de la curiosité.
 
Le voyage à vélo permet de retrouver une certaine liberté oubliée que l’on possède mais dont on ne jouit plus. C’est l’occasion de se retrouver face à face avec soit même, de réfléchir à sa vie au travers des kilomètres et d’avancer. Le vélo me permet aussi de me rendre compte qu’avec la seule force physique ainsi qu’une forte motivation, on peut aller très loin. Effectuer chaque jour quelques kilomètres n’est pas anodin car comptabilisés les uns aux autres ils nous amènent très loin. Il y a une bonne leçon à en tirer. Il ne suffit pas d’être puissant et influent pour réaliser ses rêves, on peut tout réaliser lorsqu’on le veut vraiment.

Découvrir des paysages à vélo permet, j’en ai fait l’expérience dans des précédents voyages, de profiter autrement de ce que la nature nous offre, des lieux qui s’imposent à nous. L’effort combiné à la découverte d’un pays démultiplie l’émerveillement et l’épanouissement. Contrairement au voyage en voiture, à vélo nous sommes directement au contact de l’air, de la nature, des gens. Plus aucune barrière ne nous sépare, seule la langue est différente mais face au reste ce souci s’estompe.

Posté par wanderer74 à 19:28 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


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